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Belvédère du Saulnois
Culminant à 400 mètres d’altitude, la Côte de Delme possède près de 100 ha de pelouses calcaires présentant un intérêt paysager indéniable.
La grande superficie de la Côte de Delme permet d’y observer une flore et une faune diversifiées. L’intérêt entomologique est élevé et caractérisé par la présence de 17 espèces rares, dont le Damier de la succise, espèce d’intérêt européen. Le Lézard des souches et le Lézard des murailles présentent de belles populations. Dès le printemps, les pelouses se recouvrent d’un tapis d’Anémones pulsatilles puis d’un cortège de 14 espèces d’orchidées.
Les communes ont confié la gestion de ce site au Conservatoire des Sites Lorrains par des baux emphytéotiques. Ainsi, en 2000, dans le cadre du programme Life « Pelouses sèches relictuelles de France », le Conservatoire des Sites Lorrains, en collaboration avec de nombreux partenaires, a remis le pâturage ovin au goût du jour sur la côte de Delme. La réalisation du plan de gestion de la Réserve Naturelle Régionale en 2008 conclut qu’il convient actuellement d’alléger la pression de pâturage afin de permettre à la faune et à la flore de s’épanouir. Le site naturel de la Côte de Delme a été classé en Réserve Naturelle Régionale (RNR), reconnaissant ainsi sa haute valeur patrimoniale.
Zoom sur le pâturage
Au début du XXe siècle, la Côte était pâturée par des troupeaux qui venaient d’Alsace pour estiver en Lorraine. Cette gestion a pris fin dans les années 1950 pour faire place progressivement aux cultures, et pour ne plus laisser que les parcelles actuelles de pelouses.
Depuis 2002, 200 brebis Mérinos de l’Est transhument de leur bergerie à Guébling pour rejoindre la côte de Delme en empruntant la même route que leurs ancêtres alsaciennes. Au-delà de l’intérêt technique que présente cette pratique (identification des animaux faibles en début de saison, changement d’alimentation progressif et varié, stimulation des métabolismes musculaires et digestifs), les répercussions médiatiques et sociales sont importantes. Dans chaque village traversé, l’accueil des habitants témoigne de la place du mouton dans ces territoires. Les enfants, ravis de compter des moutons et fascinés par le travail des chiens du berger, suivent le troupeau. Certains éleveurs mettent gracieusement à disposition des terres pour que le troupeau y passe la nuit. Toute la ruralité de ces territoires est célébrée à l’occasion de la transhumance.

Date de création : 28 juin 2007
Département : Moselle (57)
Communes : Juville, Liocourt, Puzieux, Xocourt
Superficie : 105 ha
Altitude : 400 m
Milieux : Pelouses calcaires, hêtraie calcicole

Photo : V. Munier
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